Présentation

Shudder

de Louise Michel Jackson, Ben Fury, Rodolphe Coster

Dans une ascension effrénée vers le ravissement, deux corps s’agitent afin de révéler l’étrange et poétique chronique d’une addiction à l’adrénaline. Une étude de l’ivresse quelque peu cynique, entre la démesure et l’abattement, où les interprètes secouent leurs corps sans relâche, habités par le désir d’un frisson qui semble suspendu entre extase et désillusion. Sur une trame de fond post-industriel, cette performance singulièrement hypnotique et kinesthésique bouscule le spectateur dans son vécu sensible de l’objet chorégraphique.

Photos

Teaser

Dates

 

SHUDDER 

2018

24 mars // CC Jacques Franck // Brussels, Belgium

10 avril // Maison de la culture Frontenac // Montréal, Canada

11 avril // Maison de la culture Ahuntsic-Cartierville // Montréal, Canada

12 avril // Maison de la culture Plateau-Mont-Royal // Montréal, Canada

14 avril // Maison de la culture Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension // Montréal, Canada

 

 

Crédits

Chorégraphie et interprétation

Ben Fury et Louise Michel Jackson

Musique et conception sonore

Rodolphe Coster

Conception lumières

Christian François

Durée

20 minutes

Sabam Awards 2016 – Meilleure création musicale Arts de la Scène

PARTENAIRE

Charleroi danse (Belgique)

Presse

Extraits

« “Nine Inch Nails » Fondée sur une similaire dynamique évolutive de réflexes, la chorégraphie de Louise Michel Jackson et Ben Fury, Shudder, version abrégée et remaniée de Stroke (OFFTA, 2015), développait cependant une économie de mouvement considérablement plus réduite, propulsée par la création sonore et performance contagieuse de Rodolphe Coster. L’implacable 4/4 des beats de ce dernier — de minimaux à extatiques, en passant par jubilatoirement crottés — a fait se braquer les hanches, se crisper les cuisses, se tordre les torses des deux performeurs. Avec une lenteur dopante et un redoutable mais invisible calcul, Jackson et Fury (non mais, quelle dégaine ce mec!) ont enfoncé un clou qui allait rapidement vriller dans tous mes muscles. Je ne devais pas être le seul à avoir insoutenablement envie de me lever pour danser. Quelle force que celle de la répétition lorsque le dosage est parfait. On avait devant nous un duo obstiné jusqu’à la dépossession, créant et distribuant à travers ce rituel et inventaire de flexions et de constrictions un état d’euphorie qui pistonnait l’espace. Par la seule épreuve du corps en phase avec le rythme, le duo, d’abord confiné à son carré lumineux, est graduellement passé de l’obédience mathématique à l’ivresse pulsionnelle de l’effort, au corps jouissant des fréquences et des battements. »

Sébastien Dulude. Magazine Spirale. Montréal, 4 novembre, 2016

 

« Autre duo masculin-féminin, Louise Michel Jackson et Ben Fury, dans Shudder, présentent un échantillon remanié de leur précédente création, Stroke (Offta 2015) sous le thème de l’ivresse. Les beats techno du Bruxellois Rodolphe Coster servent ici de métronome à une variation de mouvements sur le même thème. Dans une cellule de lumière, prisonniers d’un rythme pulsatile, les deux interprètes côte à côte, face au public, entrent en parfaite synchronie. La musique tantôt électronique, tantôt électrique se fait par endroits brutale, par soubresauts le mouvement se déplace des genoux au bassin, à la poitrine, aux épaules, à la tête. Tout contact physique, toutes portées et tous duels typiques nous sont épargnés. Les textiles mettent en valeur une gestuelle minimaliste qui se présente sous toutes ses coutures et ses profils dans cette fresque urbaine. Dénuée de tout accessoire superflu, la proposition reste d’un bout à l’autre hypnotique, jubilatoire, euphorisante. La présence des deux créateurs fulgurante d’un bout à l’autre. Si bien qu’on aimerait retenir un instant encore ces oiseaux de nuit qui disparaissent peu à peu dans l’obscurité. »

Mélanie Carpentier. Le DEVOIR. Montréal, 4 novembre, 2016.

 

« Ce sera un carré coloré blanc avec deux interprètes dedans. « Shudder » de et avec Louise Michel Jackson et Benaji Mohamed (Ben Fury) débute. En première partie de cette oeuvre, je retiens que rarement, j’ai été aussi captivé par autant de mouvements avec si peu de déplacements. Je scrute ces deux corps « avides » qui semblent captifs de cet espace mais sans que cela semble les contraindre. Encore une fois, juste au moment que je pense que le tout se résume à ce carré lumineux, ils se déplacent. Le spectateur est encore une fois déjoué et satisfait de l’avoir été. Louise Michel Jackson revient de Belgique et nous amène de là-bas, une oeuvre colorée et qui mérite qu’on la découvre. »

Robert St-Amour. “Sur les pas du spectacteur”, Montréal

 

« Quand nous nous posons enfin Au Point perché, aménagé dans un dispositif frontal, Benaji Mohamed (Ben Fury), Louise Michel Jackson nous entraînent dans une exploration entêtée, toujours sur le fil, de l’écart. Leur danse minimaliste dont les impulsions partent tantôt des yeux, tantôt des hanches ou de l’arrière des genoux, résiste au rythme pressant de l’électro de Rodolphe Coster, figure incontournable de la scène indie bruxelloise. Les corps creusent leur espace de liberté, l’habitent et le défendent, y évoluent à contre-courant et ce mouvement interne est fascinant. »

Smaranda Olcèse, INFERNO magazine, Paris. 12 Septembre, 2016

 

« J’aime penser au corps comme à un outil qui est là pour vous servir et qui désobéit parfois », explique Mika Rottenberg. Les performances d’Ayelen Parolin, Leslie Mannès & Sitoïd & Vincent Lemaître, Youness Khoukhou, Sébastien Lacomblez et EOR, Radouan Mriziga, Steven Michel ou de Ben Fury & Louise Michel Jackson & Rodolphe Coster, s’inscrivent dans cette veine-là. Elles semblent avant tout être l’expression la plus immédiate d’un tempérament. À la danse quasi-transe, sidérante et dévastatrice de Leslie Mannès dans « Atomic 3001 » sur l’acid techno, semble répondre celle, pulsatile, de Ben Fury et Louise Michel Jackson dans « Stroke » sur la musique indus. Dans leurs « débordements », on a l’étrange sensation que l’humain est à la fois grand et petit, un mouvement et un tout, entrant en contact avec une certaine vérité de soi. »

Sylvia Botella, L’ECHO, Bruxelles. 6 septembre 2016

 

« Transe sur la piste. La musique passe en mode techno survoltée, style boîte de nuit. Les corps des danseurs sont traversés par des rebonds rythmés par les beats de la musique. Ils donnent à voir mille et une manières de vibrer : de biais, une épaule en avant, avec des résonances dans les pieds, le bassin, le sternum… Les rebonds deviennent des contractions, puis des sauts, toujours attentifs aux pulsations musicales. Cette séquence singulièrement hypnotisante et kinesthésique fait penser, thématique et esthétique mises à part, à AH/HA, pièce de l’Anversoise Lisbeth Gruwez présentée par l’Usine C l’hiver dernier »

Nayla Naoufal, Le DEVOIR. Montréal 1er juin 2015. (OFFTA)

 

Ben Fury

Mohamed BENAJI alias Ben FURY (Bruxelles)

Chorégraphie et interprétation

 

Ben est né au Maroc en 1976. Il commence par explorer et développer sa propre technique de breakdance dans les galeries Ravenstein, un lieu public à Bruxelles, populaire pour cette

activité. Il acquiert ses premières expériences de breakdance et de danse contemporaine avec la compagnie Hush Hush Hush, K’dar. Il a collaboré avec les chorégraphes Fatou Traoré, Johanne Saunier, Roberto Olivan, Mauro Paccagnella, Harold Henning, Damien Jalet, et Sidi Larbi Cherkaoui. Il a enseigné pour la cie Rosas dans le cadre de la création “Bitches Brew” et enseigne dans plusieurs festivals en Europe. Comme danseur de breakdance, Ben Fury se joint à la troisième génération de la célèbre équipe Dynamics, avec laquelle il remporte le premier prix de la Compétition Benelux en 2001, et d’autres prix en Europe.

L.M. Jackson

Louise Michel JACKSON (Montréal)

Chorégraphie et interprétation

 

Louise Michel a travaillé pour différentes compagnies et artistes indépendants du Québec, tel que Cas public, Victor Quijada, Milan Gervais, Jacques Poulin Denis, Sasha Kleinplatz, Caroline Laurin Beaucage, Alan Lake et Fréderick Gravel. En 2007, elle a co-chorégraphié un premier projet dirigé par Hanako Hoshimi-Caines, « Little Bang Theory », avec la collaboration de la chanteuse Lhasa De Sela et les musiciens de Plants and Animals. Elle a immigré en Belgique en 2010 et elle a joint la cie Eastman- Sidi Larbi Cherkaoui entre 2011 et 2013. Elle enseigne régulièrement en Belgique, ailleurs en Europe et au Québec. Elle fait actuellement partie du Spectacle MONUMENTAL de Dana Gingras Noam Gagnon (Holy Body Tattoo), en tournée pour 2017 avec le groupe Post Rock « God speed YOU ! Black Emperor ». Depuis 2013, elle se consacre à sa propre recherche entre Bruxelles et Montréal.

R. Coster

Rodolphe COSTER

Musique – conception sonore

 

Rodolphe est issu de la scène indie rock belge. Après avoir participé à plusieurs collectifs et groupes pop (Flexa Lyndo, Poni, Cafeneon), il développe un travail solo qui évolue entre musique industrielle, techno et ambient. Il est sollicité par plusieurs compagnies de danse et de théâtre (Gabriela Maiorino, Clinic Orgasm Society). Parallèlement, il continue une carrière solo qui l’emmène autant vers le Japon que vers les scènes européennes.

Louise Michel Jackson, Ben Fury, Rodolphe Coster – Shudder