Présentation

GR OO VE

de Soa Ratsifandrihana

 

Dès l’enfance, mon imaginaire s’est construit autour de la musique. J’ai toujours vanté ces moments en famille où nous nous amusions à incarner les chansons que nous aimions. On y parvenait en enchaînant de petits gestes sophistiqués, amplifiés par l’attention qu’on leur accordait. Nos corps épanouis, comblaient les silences avec aplomb et anticipaient les accents de la musique avec audace. En d’autres mots, nous cherchions à groover.

       A l’origine, le mot groove est un terme d’argot, qui a pris naissance dans le jazz et plus précisément dans le swing à la fin des années 30. Il signifie littéralement, “dans le sillon du disque” ou ”dans le coup”. Les musicien.nes de cette époque, étaient à la recherche d’une forme de souplesse rythmique. En articulant habilement la mesure ternaire, iels  ont créé un balancement, aujourd’hui, facilement identifiable. On parle d’un phénomène d’embellissement. Avec le temps, le terme groove s’est étendu. Il est évident que cet esprit du rythme existe ou perdure dans d’autres musiques.

       La génération des Millenials, à laquelle j’appartiens, est témoin de l’explosion de musiques hybrides et foisonnantes, fruits de la culture numérique. Nos danses et cultures aussi, changent et continuent de se transformer. Dans ce bouillonnement, j’ai voulu entamer un dialogue avec deux musiciens: Sylvain Darrifourcq et Alban Murenzi qui se passent le relais à la création musicale. Tout deux écrivent du rythme, tout deux font de la musique électronique mais de part leurs sensibilités musicales et leur choix de typologie de sons – l’un crée des sons acérés, métalliques proche de l’esthétique glitch et l’autre emploie des sons hip hop plus instrumentaux et boisés – l’expérience est totalement différente. Comment la danse avec son articulation, peut-elle tenir une conversation avec ces deux univers sonores tout en restant fidèle à sa propre temporalité ? L’ensemble se conjugue après, avec le rythme de lumière créée par Marie-Christine Soma et l’histoire que raconte le costume de Coco Petitpierre.

       Ce spectacle est une invitation à tendre l’oreille et à ressentir ce plaisir frugal et sensible que procure l’acte de danser. Ce qui m’importe c’est d’arriver à partager avec un public dans une configuration quadrifrontale encourageant une proximité et une expérience collective, cette sensation, qui m’est précieuse et qui ne s’éveille que lorsque je pars à la quête de mon groove.

 

Photos

photo : Lara Gasparotto

Teaser

Dates

12,13,14,15,16 octobre 2021, Atelier 210, Bruxelles (BE)

2 février 2022 – La Place de la Danse – CDCN de Toulouse-Occitanie, Toulouse (FR)

Crédits

 

Concept, chorégraphie, interprétation

Soa Ratsifandrihana

Création musicale

Sylvain Darrifourcq, Alban Murenzi

Création costumes

Coco Petitpierre

Réalisation costumes

Anne Tesson

Création lumières

Marie-Christine Soma

Regard extérieur et archivage

Valérianne Poidevin

Régie lumières

Suzanna Bauer

Régie son

Guilhem Angot

Regard extérieur

Thi-Mai Nguyen

Production et Diffusion

AMA – Arts Management Agency, France Morin, Cécile Perrichon, Anna Six

Coproduction

Arts Management Agency, Charleroi danse, La Place de la Danse- CDCN Toulouse Occitanie, Mars – Mons arts de la scène, Workspacebrussels, l’Atelier 210, T2G – Théâtre de Gennevilliers

Avec l’aide de

Fédération Wallonie-Bruxelles – Service de la Danse

Soutien

CNDC – Angers,  Pointculture, Iles asbl, GC De Kriekelaar, Fabbrica Europa – PARC Performing Arts Research Centre , Kaaitheater et le Centre national de la Danse.

 

 

 

 

Presse

 

Soa Ratsifandrihana

Soa Ratsifandrihana

Danseuse et chorégraphe, Soa Ratsifandrihana s’est formée au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. Elle intègre ensuite des compagnies aux univers singuliers. Soa travaille avec James Thierrée, Salia Sanou et Anne Teresa de Keersmaeker. Parmi de nombreuses productions, elle danse Tabac Rouge, Du désir d’horizons, Rosas Danst Rosas, Rain, Drumming – ou encore Fase dans laquelle Soa reprend le solo Violin Phase d’Anne Teresa.
En parallèle de son travail d’interprète, elle continue de développer son propre travail à travers des projets différents. Elle collabore avec les musiciens Sylvain Darrifourcq et Ronan Courty dans Tendimite, une écriture minimaliste et nerveuse. En 2017, elle est invitée par le festival « Le Printemps des Poètes » à Grenoble pour présenter un court solo. Aujourd’hui, installée à Bruxelles, elle s’investit dans la création d’un nouveau projet solo intitulé G R OO V E.

 

 

Soa Ratsifandrihana – g r oo v e